
Lors de la 1ère manche du Challenge Christian Amann, Loïc Cavalier et Marc Durst finissent 7 et 8ème d'une course rendue très difficile par la pluie et le fort. A noter la très belle course de Maximilien Braun chez les cadets.
Horn s'est mis à l'abri
Sous une pluie battante qui a sérieusement compliqué les conditions
de course, l'Eckwersheimois Laurent Horn a fait le nécessaire pour tuer
très vite le suspense, dans une épreuve longue de 80 km et marquée par
21 abandons !
La Pédale Rhénane de Reichstett va finir par être intimement
convaincue que le sort s'acharne sur elle. Ces trois dernières années,
des trombes d'eau se sont abattues sans discontinuer sur le circuit de
son traditionnel Grand Prix.
La 11e édition n'a, hélas pour les
coureurs et les organisateurs, pas échappé à la règle. « On n'est
vraiment pas verni, souffle Daniel Barth, le président du club local. On
a beau modifier les dates, cela ne change rien ! Avec ce froid, les
muscles des participants sont forcément tétanisés. »
Parmi les 55
athlètes inscrits à la course réservée aux 2e et 3e catégories ainsi
qu'aux juniors, neuf ne se sont tout simplement pas présentés sur la
ligne de départ, tandis que 21 ont dû abandonner au cœur de la
bataille. Victime d'une chute peu après la mi-course (80 boucles de
1 km), le Haguenovien Pierre-Henri Jung fait partie de ceux pour qui
l'après-midi a tourné au calvaire.
« Risques de
chute »
Laurent Horn, vainqueur de cinq des six
premiers sprints intermédiaires - l'épreuve en comptait huit en tout - a
rapidement posé sa patte sur le Grand Prix de Reichstett. Favorisé par
une équipe dont la cohésion a sauté aux yeux hier, l'Eckwersheimois de
26 ans a su s'extraire du peloton dès qu'il l'a fallu, pour dominer de
la tête et des épaules le classement par points, avant de relâcher la
bride sur la fin.
« J'ai la chance d'avoir de supers coéquipiers,
précise le lauréat. Nous étions en surnombre sur cette compétition. Pour
ma part, je me sens plutôt à l'aise par ce temps, même si c'est parfois
difficile à gérer moralement. Les deux premiers sprints m'ont mis en
confiance. »
S'il avoue avoir ressenti « des crampes dans les dix
derniers kilomètres », Laurent Horn n'a jamais laissé planer l'ombre
d'un doute sur l'issue des débats. Le Bas-Rhinois a surtout pris toutes
les précautions nécessaires pour éviter de mettre en péril son intégrité
physique. « Avec cette pluie, il faut faire très attention,
observe-t-il. Dans les virages, les risques de chute sont nombreux. »
Rendez-vous dans dix jours
Thierry Fohrer
- l'ancien président de Laurent Horn lorsque ce dernier évoluait à
Eguisheim - a attendu le dernier sprint pour officialiser définitivement
sa deuxième place. Du haut de ses 42 ans, il se positionne lui aussi
idéalement dans le challenge Christian Amann, qui comporte trois manches
organisées en hommage à l'ancien coureur de Vendenheim décédé
accidentellement en début d'année.
La deuxième épreuve se déroulera
dans une dizaine de jours à Mundolsheim. Le climat sera peut-être plus
clément...